Les sensations nous donnent plaisirs, émotions et informations sur le monde extérieur. Même lorsqu’elles se révèlent désagréables, elles restent importantes : elles sont les gardiennes de notre intégrité, elles veillent à notre sécurité et nous alarment des dangers potentiels. Toutes ces données complexes sur notre environnement nous viennent des sens.

Nous en avons 5 bien déterminés, chacun donne accès à un type d’informations. Leur fonctionnement est longtemps resté un mystère pour l’homme. Les sciences nous permettent de mieux comprendre leur connexion avec le cerveau. Où en sommes nous actuellement dans la connaissance de nos cellules sensorielles alors même que nous n’avons pas conscience de leur fonctionnement ? L’aventure promet un voyage fascinant au cœur de notre univers intérieur !

Des récepteurs spécifiques dans chaque organe sensoriel

La vue, l’ouïe, le goût, le toucher et l’odorat caractérisent les cellules sensorielles. Ainsi, l’œil est équipé de cellules photosensibles, appelées rétine. Les rayons lumineux sont focalisés par la courbure de la cornée en direction de l’iris qui régule leur degré de pénétration dans l’organe. Le cristallin projette ensuite l’image sur les cônes et les bâtonnets qui constituent la rétine.

L’oreille capte les vibrations du son avec le pavillon, le tympan amplifie l’intensité des ondes sonores puis transmet les mouvements aux osselets. Ces 3 petits os exercent une pression sur le liquide de l’oreille interne qui se propage vers le rocher, un os en forme de limaçon où de nombreux cils assurent la fonction de cellules réceptrices. La peau, la membrane olfactive et la langue permettent également un contact avec le monde extérieur au corps.

L’encodage du stimulus et sa transmission

Une fois captée, l’information sensorielle est transformée en influx nerveux électriques par notre réseau de terminaisons nerveuses. L’énergie transmise aux récepteurs devient alors un message crypté, capable de voyager jusqu’au système nerveux central, autrement dit le cerveau. Les cellules réceptrices situées au sommet de la cavité nasale ont une sensibilité fonction de la dimension des molécules présentes dans l’air inspiré. Chaque bulbe olfactif correspond à un type de molécules et envoie une information électrique spécifique.

Stimulis cerveau

L’énergie transmise aux récepteurs devient alors un message crypté, capable de voyager jusqu’au système nerveux central, autrement dit le cerveau.

L’épiderme possède des cellules différenciées pour jouer des rôles variés. Certains récepteurs de la peau sont sensibles à la chaleur ou au froid, tandis que d’autres détectent la pression ou la douleur. En revanche, les papilles de la langue relaient un message chimique : ces récepteurs gustatifs prennent 4 formes différentes pour identifier et encoder les 4 saveurs distinctement.

De la sensation à la perception ou le rôle du cerveau

Les fibres nerveuses propagent l’influx électrique jusqu’au cerveau. Le signal arrive dans une partie du cortex habilitée à traiter l’information. Une activité de décryptage commence alors. L’information transmise est donc distribuée dans la zone du cerveau qui lui est dédiée par le canal adéquat. Une analyse permet aux neurones sensitifs de transformer le stimulus en perception. À partir de là, le cerveau donne ses instructions en terme de motricité et de mémorisation. La sensation devient consciente.

Le chemin des données extérieures, captées par les sens, jusqu’à la perception du monde environnant apparaît comme long et complexe. Pourtant, il ne prend qu’un instant…

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